Le dimanche 5 avril 2026 a été marqué par une double intensité : de nouvelles pertes civiles en Ukraine et une visite diplomatique inédite de Volodymyr Zelensky à Damas, au cœur d’une guerre qui s’étend désormais au Moyen‑Orient.
Les autorités régionales ukrainiennes ont confirmé au moins 9 morts et 95 blessés au cours des dernières 24 heures, la plupart de ces victimes civiles. Un attentat de drone à Soumy a blessé 29 personnes, dont 19 enfants de 2 à 15 ans. Dans la région de Kherson, deux personnes ont perdu la vie et treize ont été blessées. Plus de 170 habitants de Donetsk ont été évacués des zones de première ligne.
Dans la nuit, 286 drones russes ont été lancés contre l’Ukraine ; 260 ont été abattus, selon les services de défense ukrainiens.
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Décès civils (24 h) | 9 |
| Blessés civils (24 h) | 95 |
| Drones russes lancés | 286 |
| Drones interceptés | 260 |
« Nous avons discuté de la situation dans la région et des perspectives pour la rendre meilleure. Nous avons aussi revu les circonstances de la guerre de la Russie contre l’Ukraine », a déclaré Zelensky sur les réseaux sociaux après son entretien à Damas.
Accompagné du ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan, le président ukrainien a rencontré son homologue syrien Ahmed Al‑Chareh pour parler de sécurité régionale, de la guerre en Ukraine et de la sécurité alimentaire. La visite intervient après une rencontre à Istanbul avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, où les deux chefs d’État ont abordé la sécurité énergétique et les voies maritimes, alors que la guerre au Moyen‑Orient menace de ralentir les livraisons d’armes à Kyiv.
Parallèlement, l’Ukraine a de nouveau ciblé le oléoduc de Primorsk, propriété de Transneft, d’une capacité d’un million de barils par jour. Les autorités russes affirment qu’aucun dommage n’a été constaté, tandis que l’armée ukrainienne soutient qu’une fuite a été causée par des éclats de shrapnel :
« Le pipeline n’a pas été endommagé », indique le gouverneur de Leningrad, alors que le commandant des forces de drones ukrainiennes, Robert Brovdi, affirme le contraire.
Ces deux fronts – militaire et diplomatique – montrent que le conflit ukrainien s’enracine davantage dans les enjeux géopolitiques globaux, laissant présager une intensification des pressions tant sur le champ de bataille que dans les salles de négociation.