
Le croisiériste MV Hondius, bloqué au large du cap-vert, devient le théâtre d’une épidémie rare : trois décès et plusieurs cas suspects de hantavirus, une infection habituellement transmise par les rongeurs.
Le navire d’Oceanwide Expeditions, qui reliait l’Argentine aux Îles Canaries via le Cap‑Vert, transportait 149 personnes de 23 nationalités lorsqu’il a été mis en quarantaine. Selon l’OMS, deux cas ont été confirmés en laboratoire et cinq autres restent suspects. Les victimes connues sont :
| Cas | Statut | Nationalité | Date de décès |
|---|---|---|---|
| 1 | confirmé | Néerlandaise (70 ans) | 11 avril |
| 2 | confirmé | Néerlandaise (69 ans) | 26 avril |
| 3 | suspect | Allemande (féminine) | 2 mai |
Un patient britannique, évacué d’Ascension vers l’Afrique du Sud le 27 avril, reste en soins intensifs ; deux membres d’équipage (britannique et néerlandais) présentent des symptômes respiratoires sévères.
« L’OMS facilite l’évacuation médicale de deux passagers symptomatiques, effectue une évaluation complète des risques et soutient les personnes affectées à bord, » a déclaré le directeur général Tedros Ghebreyesus sur X.
Oceanwide Expeditions a instauré l’isolement, renforcé les protocoles d’hygiène et informé tous les passagers. Aucun débarquement n’est prévu au Cap‑Vert, à l’exception des trois patients qui seront transférés vers des installations sanitaires, tandis que le reste du groupe pourrait être acheminé vers Las Palmas ou Tenerife pour un dépistage supplémentaire sous la supervision de l’OMS et des autorités néerlandaises.
Le hantavirus, généralement transmis par les excréments ou la salive de rongeurs, provoque deux syndromes : la pulmonaire (HPS) et la fébrile rénale (HFRS). Aucun traitement spécifique n’existe ; les soins sont principalement de soutien (oxygénothérapie, dialyse).
Alors que les autorités sanitaires poursuivent les analyses, le drame du MV Hondius rappelle la vulnérabilité des voyages collectifs face à des agents pathogènes rares et souligne l’importance d’une réponse internationale rapide.
Le sort des passagers reste incertain, mais la surveillance accrue promet de contenir cette menace jusque‑dans les eaux les plus reculées.