Les tensions entre Donald Trump et le nouveau Pape Léon XIV ont éclaté en pleine guerre entre les États‑Unis et l’Iran, transformant une dispute religieuse en une bataille médiatique à l’échelle mondiale.
Le 28 février, l’opération Epic Fury a déclenché des frappes aériennes conjointes des États‑Unis et d’Israël sur l’Iran. Le lendemain, le pape a exprimé « une profonde préoccupation » et a appelé à la fin de la spirale de violence. Au fil des semaines, Léon XIV a critiqué la politique d’immigration américaine et le risque d’une arme nucléaire iranienne, qualifiant les menaces de Trump d’« inacceptables ». Malgré un cessez‑le‑feu de deux semaines signé le 7 avril, les échanges d’insultes ont continué.
Le 12 avril, Trump a publié sur Truth Social un long message qualifiant le pape de « faible sur la criminalité » et de « très libéral », affirmant que son retour à la Maison‑Blanche aurait même favorisé l’élection de Léon XIV. Il a ajouté que le pape devait « se concentrer sur son rôle de pape, pas de politicien ».
« Je ne veux pas d’un pape qui pense que l’Iran peut posséder une arme nucléaire », a déclaré Trump.
Le pape a répliqué le 13 avril, affirmant ne craindre aucune pression du gouvernement américain et rappelant le message évangélique : « Bénis soient les artisans de paix ».
« Je n’ai aucune peur de l’administration Trump », a déclaré Léon XIV.
Le vice‑président J.D. Vance, nouvellement converti au catholicisme, a soutenu la séparation des rôles, suggérant que le Vatican se limite aux questions morales. Le porte‑parole de la frontière, Tom Homan, a demandé aux cardinaux de « rester hors de la politique d’immigration ». Le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, a invoqué la doctrine de la guerre juste pour défendre les actions américaines, arguant que la guerre contre l’Iran était légitime pour protéger des vies innocentes.
Alors que le nombre de morts estimé à 42 000 manifestants iraniens reste contesté, la rivalité entre le chef de l’État le plus puissant et le chef de l’Église catholique la plus nombreuse montre à quel point les enjeux géopolitiques peuvent fracturer les alliances traditionnelles. Le futur dialogue entre Washington et le Vatican reste incertain, mais les deux leaders semblent déterminés à ne pas faire de compromis.