
Le sommet du G20 prévu les 14‑15 décembre 2026 à Miami suscite déjà des débats, notamment autour d’une éventuelle participation du président russe Vladimir Poutine. Alors que le président Donald Trump indique qu’une présence russe « serait probablement très utile », il avoue douter que le chef d’État se déplace, reflétant la tension entre la volonté d’inclure Moscou et les restrictions imposées depuis l’invasion de l’Ukraine.
Les informations divergent quant au statut de l’invitation. Un haut responsable de l’administration Trump a déclaré le 24 avril que « aucune invitation formelle n’a encore été émise, mais la Russie sera invitée aux réunions ministérielles et au sommet des dirigeants ». Le porte‑parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a confirmé que la décision sur la participation de Poutine n’était pas encore prise. En revanche, un communiqué du vice‑ministre des Affaires étrangères, Alexandre Pankin, affirme le 23 avril que « la Russie a reçu une invitation formelle au sommet ».
Source 1 indique l'absence d'invitation officielle, tandis que la Source 3 affirme qu'une invitation formelle a été reçue. Les deux versions restent à concilier tant qu’aucune confirmation officielle définitive n’est publiée.
Si la Russie devait être représentée, il est probable qu’un ministre, comme le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov en 2022, prenne la place de Poutine, compte tenu du mandat d’arrêt international émis par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre. Le mandat, bien que non exécutoire aux États‑Unis, ajoute une couche de complexité diplomatique.
Pour les États‑Unis, organiser le G20 au Trump National Doral Golf Club, propriété privée du président, symbolise une volonté de montrer que « tout le monde doit pouvoir parler », comme le souligne Trump. Cette approche contraste avec la politique d’isolement adoptée par l’Occident depuis 2022, et pourrait redéfinir la dynamique multilatérale.
Le monde attend donc de voir si Moscou se présentera officiellement à Miami, une décision qui, quel qu’en soit le résultat, marquera un tournant dans les relations post‑guerre en Ukraine.
Le compte à rebours a commencé : la scène internationale se prépare à un G20 potentiellement inédit.