
Le président Donald Trump a brusquement mis fin au mandat de la procureure générale Pam Bondi, annonçant le 2 avril que le député‑député Todd Blanche, son ancien avocat personnel, assurera l’intérim du ministère de la Justice.
Bondi, nommée à la tête du département en février, était l’une des alliées les plus fidèles de Trump, participant notamment à la première procédure de destitution. Son passage a toutefois été entaché par la polémique autour des dossiers du défunt financier Jeffrey Epstein. Depuis plusieurs mois, le président exprimait son mécontentement face à la lenteur perçue de la publication des documents et à l’absence de poursuites contre les opposants politiques. Selon des sources citées par Reuters, Trump aurait envisagé d’autres remplaçants, dont le sénateur Lee Zeldin, avant de retenir Blanche.
« Pam Bondi a fait un « travail magnifique » en supervisant une « campagne nationale de lutte contre la criminalité », » a déclaré Trump sur Truth Social, tout en précisant que son futur dans le secteur privé serait annoncé « prochainement ».
Bondi a publié un message d’adieu, qualifiant la transition d’« honneur de toute une vie », et a promis de « continuer à défendre le président Trump » depuis le secteur privé, sans préciser son nouveau poste. Certains Républicains proches, dont Todd Blanche, ont salué son leadership, tandis que d’autres, comme le sénateur Thomas Massie (KY), ont souligné le besoin urgent de rendre publics tous les dossiers Epstein. Des démocrates, dont le sénateur Elizabeth Warren, ont accueilli favorablement son éviction, la qualifiant de « remède à une administration marquée par la corruption ».
Cette destitution, la deuxième depuis la récente purge de Kristi Noem, ministre de la Sécurité intérieure, indique que la deuxième présidence de Trump, bien que plus disciplinée que la première, reste sujette à des remaniements rapides lorsqu’un fonctionnaire ne répond pas aux attentes du chef de l’État.
Le prochain défi sera de voir si Todd Blanche saura concilier les exigences du Congrès avec la volonté de Trump de poursuivre une politique judiciaire agressive.