
Le promoteur immobilier autrefois célèbre Gérald Hibert est aujourd’hui au bord de la faillite, et chaque semaine apporte son lot d'incertitudes quant à la concrétisation d'un refinancement de dernière minute.
L’empire de Hibert, bâti autour d’artères commerçantes prestigieuses telles que la Galerie Louise et le boulevard de Waterloo à Bruxelles, comprend environ 120 propriétés commerciales en Belgique et à l’étranger (notamment à Paris). Le portefeuille est évalué entre 1 et 1,5 milliard d’euros, mais le promoteur supporte une dette d’environ 1 milliard d’euros. La majeure partie du passif est due aux quatre grandes banques du pays — BNP Paribas, KBC, Belfius et un quatrième prêteur qui varie selon les sources (voir note sur les conflits ci-dessous) — totalisant ≈ 450 millions d’euros, tandis qu’un consortium de « friends & family » a prêté 80 à 100 millions d’euros supplémentaires. En 2021, Hibert avait obtenu un refinancement de 460 millions d’euros auprès de la filiale française d’Allianz, mais la baisse de fréquentation due à la pandémie et l’essor du commerce électronique n’ont cessé d’éroder les flux de trésorerie depuis.
« Les offres faites lors de la réorganisation judiciaire privée ont été jugées (très) peu attrayantes. »
Le directeur de Hibert, Miguel Steppe, a insisté à plusieurs reprises sur le fait qu’une nouvelle ligne de financement est en cours de négociation, mais aucun accord concret n’a émergé. Si les tribunaux prononcent la faillite, un curateur — potentiellement Me Roman Aydogdu — pourrait être nommé, et le processus de liquidation pourrait s'étendre sur cinq à dix ans selon les experts. Le recouvrement des créanciers dépendra du prix obtenu pour les actifs ; les banques semblent réticentes à déclencher des ventes forcées aux enchères, craignant de faibles rendements.
La source 1 liste les banques comme étant BNP Paribas, KBC, Belfius et KBC, tandis que la source 2 mentionne BNP Paribas, KBC, Belfius et ING. La liste exacte des prêteurs n’a pas été confirmée.
Les semaines à venir révéleront si Hibert peut éviter l’effondrement ou si son empire, autrefois étincelant, sera démantelé pièce par pièce. L’issue de cette affaire redessinera une part significative du paysage de l’immobilier commercial en Belgique.