
Le drame de Tumbler Ridge a pris une tournure juridique inattendue : les familles des victimes ont déposé, ce mercredi, plusieurs actions en justice contre OpenAI devant le Northern District of California, afin de réclamer des dommages‑intérêts bien supérieurs aux plafonds canadiens.
Le 10 février 2026, l’étudiante de 18 ans Jesse Van Rootselaar a ouvert le feu à son domicile, tuant sa mère et son demi‑frère, puis a assassiné cinq enfants et un enseignant dans le lycée local avant de se donner la mort. Au total, neuf personnes sont décédées et plusieurs autres ont été blessées. Selon les dossiers présentés par les avocats, la jeune femme aurait interagi pendant des semaines avec ChatGPT, évoquant des plans violents. Son compte a été « banni » pour « contenu dérangeant », mais aurait pu se recréer sous une autre adresse électronique, contournant ainsi les systèmes de sécurité d’OpenAI.
Les cabinets Rice Parsons Leoni & Elliott et Jay Edelson ont déposé sept plaintes initiales, tout en annonçant une série de deux douzaines d’autres dossiers à venir. Les revendications portent sur :
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Décès | 9 |
| Blessés graves | 1 (Maya Gebala) |
| Plaintes déposées | 7 (prévision : + 20) |
| Plafond des dommages au Canada | ≈ 470 000 $ |
| Valorisation prévue d’IPO | près de 1 trillion $ |
« Basé sur ce que nous savons des échanges avec ChatGPT, ce massacre était prévisible et évitable », a déclaré John Rice, avocat principal des victimes.
OpenAI a réaffirmé sa « politique de tolérance zéro » et annoncé le renforcement de ses garde‑fous, mais les familles jugent la réponse du PDG Sam Altman « vide, sans chaleur humaine », estimant que l’entreprise a préféré protéger son image et son IPO plutôt que de prévenir la violence.
Ce premier recours majeur contre un géant de l’IA pourrait redéfinir les responsabilités des plateformes de génération de texte dans la prévention du terrorisme numérique.