Une vague de tristesse a frappé le Cameroun : le ministère des Relations extérieures (MINREX) a confirmé que 16 ressortissants camerounais sont morts en combattant aux côtés de la Russie dans le conflit ukrainien.
Le 6 avril 2026, le gouvernement a diffusé, via les médias d’État, l’existence d’un mémo adressé à l’ambassade de Russie à Yaoundé attestant le décès de ces « contractants militaires » camerounais. Selon le texte, les victimes opéraient dans la zone que la Russie désigne comme « opération militaire spéciale » en Ukraine. Le ministère a invité les familles à se rendre rapidement aux bureaux du MINREX à Yaoundé pour obtenir « des dispositions urgentes ».
Cette révélation intervient après une directive du ministre de la Défense en mars 2025, visant à empêcher les militaires actifs et retraités de « déserter » pour rejoindre des groupes mercenaires à l’étranger. Le Cameroun réaffirme qu’il ne déploie des troupes à l’international que sous mandat de l’ONU ou de l’UA, et met en garde contre les publicités trompeuses proposant des « programmes travail‑études » qui servent de couverture à la recrutement.
« Nos frères meurent dans une guerre qui n’est pas la nôtre pour un ‘payday’ qui souvent n’existe jamais. » – commentaire d’un internaute camerounais
Le Washington Post indique que l’Ukraine estime plus de 1 700 Africains engagés dans l’effort de guerre russe, dont des ressortissants du Kenya et du Nigeria. Le décès de ces 16 Camerounais soulève des questions sur les réseaux de recrutement clandestins et la vulnérabilité des jeunes en quête d’emploi.
| Pays | Décès confirmés |
|---|---|
| Cameroun | 16 |
| Total Afrique | > 1 700 |
Sur les réseaux sociaux, les Caméroniens partagent leur douleur et réclament davantage de transparence sur les mécanismes de recrutement. Le gouvernement, quant à lui, reste ferme sur sa position officielle tout en promettant un suivi auprès des familles touchées.
Cette tragédie rappelle brutalement que les conflits lointains continuent de coûter la vie à des jeunes africains, même lorsque leurs nations affichent une politique de non‑intervention.