Dans la nuit du week‑end, un assaut brutal mené par le gang Gran Grif a semé la terreur dans la région de l’Artibonite, faisant des dizaines de victimes et rappelant l’escalade meurtrière qui ronge Haïti depuis des années.
Selon la police locale, 16 personnes ont été retrouvées mortes dans la localité de Petite‑Rivière‑de‑l’Artibonite. Le procureur Venson François a toutefois prévenu que le bilan pourrait grimper, précisant qu’il est « difficile » de recenser tous les corps sur les lieux. Le directeur exécutif du RNDDH, Pierre Espérance, décrit l’assaut :
« Les membres du gang ont incendié des maisons alors que leurs occupants étaient à l’intérieur ; ceux qui tentaient de fuir ont été abattus, d’autres exécutés à bout portant. »
Le porte‑parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, a indiqué que le nombre de morts pourrait varier de 10 à 80.
Dans un autre communiqué, les forces de police haïtiennes, soutenues par des troupes kényanes, ont déclaré avoir maîtrisé la zone de Jean‑Denis le 29 mars, où au moins 16 morts et une dizaine de blessés avaient été recensés.
| Source | Décès confirmés | Estimations |
|---|---|---|
| Police locale (Petite‑Rivière) | 16 | — |
| Procureur V. François | — | > 70 (prévision) |
| ONU (Stéphane Dujarric) | — | 10 – 80 |
| Police + Kenya (Jean‑Denis) | 16 | — |
L’ONU a appelé à une enquête approfondie, soulignant que l’incident « met en lumière la gravité de la situation sécuritaire à laquelle est confrontée la population haïtienne ». Le rapport du Haut‑Commissariat aux droits de l’homme rappelle que plus de 5 500 personnes ont été tuées entre mars 2025 et mi‑janvier 2026 à cause de violences de gangs ou d’attaques contre eux.
Ces faits s’inscrivent dans le cadre d’une crise permanente où les bandes armées commettent meurtres, viols, pillages et enlèvements, aggravant la précarité du pays le plus pauvre du continent américain.
Si les autorités réussissent à reprendre le contrôle des zones touchées, la population reste suspendue à l’espoir d’une stabilisation durable.
Le spectre de la violence continue de hanter l’Artibonite, et le prochain acte reste incertain.