
Oui, le pays est à nouveau sous les projecteurs d’une crise régionale qui menace de redéfinir les équilibres au Moyen‑Orient.
Après le décès de l’ayatollah Alí Jamenei, la Assemblée des experts a désigné Mojtaba Jamenei, fils du défunt et figure interne peu connue, comme nouveau leader suprême de l’Iran. Ce choix, intervening just eight days after the funeral, marque le troisième changement de direction depuis la création de la République islamique. Les autorités iraniennes ont utilisé le terme persan « janbaz », évoquant une blessure de combat, mais n’ont fourni aucun détail sur la nature ou la date de celle‑ci.
La nomination survient alors que les hostilités entre Iran et les puissances occidentales se sont intensifiées. En réponse aux frappes israéliennes sur des sites iraniens, notamment le complexe de Isfahan, l’Iran a lancé des attaques de drones et de missiles contre des installations pétrolières dans le Golfe, le Strait d’Ormuz et même la Bahreïn. Les prix du pétrole Brent ont bondi à près de 120 $ / baril, soit +65 % depuis le déclenchement du conflit, avant de retomber légèrement. > "Le nouveau guide pourra ‘gérer cette situation’ et renforcera la posture déjà très dure de son père."
Cette phrase, extraite des déclarations du haut‑funcionnaire Alí Larijani, montre la volonté de Téhéran de maintenir une ligne intransigeante. Parallèlement, le président américain Donald Trump a qualifié l’événement de « grave erreur », tandis que les médias israéliens ont dénoncé une possible « construction d’une bombe nucléaire » sous le nouveau guide.
Les attaques iraniennes ont paralysé presque entièrement le trafic de pétrole dans le Strait d’Ormuz, provoquant des fermetures temporaires en Émirats arabes unis, Arabie saoudite et Bahreïn. Des incendies ont détruit une raffinerie bahreïnaise et endommagé une installation désalinisation aux Émirats, soulignant la portée stratégique du conflit. En Liban, Israël a mené des raids contre des sites financiers du Hezbollah, entraînant des pertes civiles et une nouvelle vague de déplacements.
Des dizaines de milliers de civils iranien ont manifesté en soutien à Mojtaba Jamenei, tandis que les diplomates occidentaux ont ordonné le retrait du personnel non essentiel de plusieurs pays régionaux.
En définitive, la montée en puissance de Mojtaba Jamenei ne fait qu’accentuer une crise déjà explosive, dont les répercussions se feront sentir bien au-delà des frontières iraniennes.
Le futur de la région dépendra désormais de la capacité du nouveau guide à naviguer entre guerre ouverte et pression internationale.